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 06 DÉCEMBRE 2007 Carte blanche Ă JoĂ«l Hubaut avec Marta Jonville et Nicolas Germain     Â
JoĂ«l Hubaut est un artiste inclassable, internationalement connu pour ses performances et ses textes poĂ©tiques. NĂ© en 1947 Ă Amiens, il enseigne Ă l’école des beaux-arts de Caen depuis 1978. Il dĂ©bute son travail Ă la fin des annĂ©es 60, stimulĂ© par les Ă©crits de William S. Burroughs, la musique d’Erik Satie, le pop art et les rĂ©flexions thĂ©oriques du groupe B.M.P.T. A partir de ces sources hĂ©tĂ©roclites, il oriente son activitĂ© vers un mixage hybride et monstrueux qu’il qualifie avec humour de « Pest-Moderne ». La polyvalence de son activitĂ©, son Ă©nergie inĂ©puisable et la pratique de l’absurde Ă©tendue au-delĂ des frontières de l’art contemporain en font un personnage singulier. Il expose et performe rĂ©gulièrement en France et a l’étranger. Il travaille avec la galerie Lara Vincy Paris depuis 1980. Â
Marta Jonville est une artiste bordelaise au coeur d’un vaste rĂ©seau aquitain et midi-pyrĂ©nĂ©en. Elle collabore avec un grand nombre d’artistes et de collectifs (ZĂ©bra3, Pola, Ma asso, AlaPlage, accès(s)...), elle expose depuis une dizaine d’annĂ©es en France et Ă l’étranger, elle a rĂ©alisĂ© une performance avec JoĂ«l Hubaut lors de son exposition aux Abattoirs de Toulouse en 2002. « Marta Jonville ne travaille jamais seule, elle semble avoir l’esprit de gang. Elle confiera Ă ses invitĂ©s des responsabilitĂ©s qui leur laissent libre champ, pour se laisser dĂ©passer par eux, par les Ă©vĂ©nements. Peut-on dire que Marta Jonville est un catalyseur d’un nouveau type ? » Damien Airault. http://www.myspace.com/martalala Â
Nicolas Germain , professeur multimĂ©dia Ă l’école des beaux-arts de Nancy, collabore rĂ©gulièrement avec JoĂ«l Hubaut. Après avoir explorĂ© divers mĂ©dias, de la peinture Ă l’installation en passant par la photo et la musique, l’artiste dĂ©veloppe des « jujuart shows », des pièces mixant le son, l’image et le texte. Entre spectacle multimĂ©dia et concert techno, installation, composition et collage, chaque pièce laisse une grande place Ă la lecture. Mais celle-ci est perturbĂ©e par le rythme ou la matière, par l’accumulation ou la rĂ©pĂ©tition ; les mots sont dĂ©cortiquĂ©s, dĂ©naturĂ©s, Ă la limite du lisible jusqu’à les rendre encore plus prĂ©sents. Â
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