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Les chemins électroniques #1
La Commanderie de Lacommande et Cuqueron
Du 16 au 1er juillet 2007
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Le 16 juin, à la veille de l'été, nous prendrons la route des vins pour une promenade artistique à la campagne. D'ordinaire, nous intervenons en ville dans les principaux lieux culturels de l'agglomération. Cette fois, nous amenons le public, en bus, à la rencontre d'un autre public dans deux villages du département, Lacommande et Cuqueron.
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Le dispositif expérimental mis en place s'oriente autour de trois axes : la rencontre des publics urbains et ruraux, l'exigence de la programmation en zone rurale, l'expérience partagée d'une journée conviviale de rencontre avec des artistes. Question de méthode, la circulation se fera en bus et en voiture, le programme est pluridisciplinaire, accessible à tout public et gratuit, enfin, l'événement est prolongé par une exposition de quinze jours à La Commanderie.
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Une journée de création à vivre en famille avec les artistes invités ! Au programme, les interventions intempestives du vidéaste niçois Thierry Lagalla doté d'un sens de l'humour décapant ; à Lacommande une installation sonore et lumineuse du bordelais Nicolas Maigret suivie d'une création sonore et visuelle, en live, avec un petit scanner à main. Après la dégustation offerte par la Route des vins du Jurançon, nous irons au Clos Benguères à Cuqueron pour un concert décoiffant de Madame Patate qui nous vient de Bruxelles.
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Samedi 16 juin, de 15h30 Ã 16h30
La Commanderie, Lacommande.
The Voice, Performance sonore et visuelle, Nicolas Maigret (Bordeaux).
Dégustation offerte par la Route des Vins du Jurançon et Performance-vidéo, Thierry Lagalla (Nice).
Standard, Installation multimédia, Nicolas Maigret.
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The Voice : le procédé de la pièce est issu du détournement d’un logiciel pour non-voyants, permettant de traduire une image vidéo en son. Il est ici utilisé comme outil pour une performance, où quelques objets choisis sur le lieu deviennent une série d’instruments produisant des sonorités en fonction de leur spécificité visuelle. Nicolas Maigret met en scène des objets du quotidien, comme une bouteille de vin, à travers un concert où le spectateur est immergé « dans le son et l’image ».
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Standard : La compression des données numériques tend vers une simplification, une réduction et une standardisation des contenus. Poussée à l’extrême elle recrée un langage visuel et sonore qui lui est propre. Comme avec le monochrome où la couleur pure est mise à nu, ici la compression révèle ses qualités intrinsèques.
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De 18h30 Ã 20h30
Clos Benguères (Thierry Bousquet), Cuqueron.
Sélection musicale, Madame Patate (Bruxelles).
Performance-vidéo, Thierry Lagalla.
Concert/Live, Madame Patate.
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« Comme une ballade épique entre breakbeats convulsifs et effets bucoliques carbonisant les lucioles, les mixs de Madame Patate pourraient bien servir de bande son pour un "Alice au Pays des Merveilles" chaotique... Un jardin magique avec champignons hallucinogènes, escargots à la lave de javel, friandises à la poussière lunaire et lapin au regard malicieux. Aride et ludique, références drum'n'bass et combinaisons fantomatiques de styles, on réécoute les compositions d'Ovuca sur un lecteur cassette usé, on imagine Aphex perdu dans une clairière de brume épaisse... »
Madame Patate proposera un live tout en finesse, avec des sonorités folk et des sons légers issus de jouets d'enfants à la manière de Gangpol und Mit. Ce live sera suivi d'une sélection variée, un échantillonnage de qualité de la musique électronique dans toute sa diversité.
Dans ses concerts, cette jeune musicienne déjà confirmée met la musique électronique à la portée de tous. Sa culture musicale riche et éclectique donnera, le temps d'une nuit, au Clos Benguères chez Thierry Bousquet une coloration particulière, pleine d'énergie, de rêve, de force et de finesse. La jeunesse et la folie de Madame Patate pour ouvrir grand l'espace du clos Benguères, un lieu magique à l'image de ce brin de femme explosif. Madame Patate, ange ou démon ?
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Dans ses vidéos -petits films burlesques - l’artiste se met en scène entouré d’objets du quotidien : des vêtements, des objets divers du domaine domestique (bassine, épuisette, tabouret, pot de fleurs), des légumes (pomme de terre), des animaux (poisson) ou encore des jouets d’enfant (ballon, marionnette, pistolet à eau…) et raconte des histoire à la manière des enfants. Assemblées de façon improbable, tantôt poétique, tantôt absurde, ces saynètes jouent sur la dérision pour mieux pointer les travers de notre société de consommation, nos vanités mal placées, notre égocentrisme et autres pathologies quotidiennes.
Ces scènes cocasses sont l’occasion d’évoquer certaines figures ou mouvements de l’art : abstraction géométrique, figures de peintres (Gauguin, Van Gogh), évocation de Victor Hugo, de Guy Debord… grâce aux éclairages que donne l’artiste dans les titres de ses oeuvres ou aux commentaires en voix off de ses vidéos.
De Gustave Flaubert à Eric Satie, de Magritte à Robert Filliou, de Dostoïevski à Lars von Trier, de Buster Keaton à Jacques Tati, bon nombre de créateurs se sont intéressés à l’idiot. Avec son personnage Lou Ravi, le simplet emprunté à la crèche occitane, Thierry Lagalla réalise un mixage de ces diverses figures pour mieux faire apparaître les dysfonctionnements d'une société égoïste.
L’idiotie et le burlesque apparaissent alors comme un mode d’emploi nécessaire à la vie.
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Thierry Lagalla est un artiste atypique. Né en 1966, il vit et travaille à Nice. Ses médias de prédilection sont la vidéo et le dessin.
Thierry Lagalla affiche sa différence et refuse la neutralité en utilisant la lanque niçoise dans ses dessins, ses vidéos ou lorsqu'il harangue le public à l'occasion de ses performances. Le Nissar, qui est la langue de Nice, donc sa langue et à ce titre aussi valable qu'une autre, est une façon pour l'artiste de faire une place à la culture occitane dans un monde qui pousse à l'uniformisation.
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Le bus des chemins électroniques, en compagnie de Thierry Lagalla.
Départ place de Verdun le samedi 16 juin à 14h30, retour à 20h30 et 22h30.
Tarif 5€.
Entrée libre pour l'exposition.
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Du 17 juin au 17 juillet
Standard, Installation multimédia de Nicolas Maigret.
Ouvert mercredi, samedi et dimanche, de 14H Ã 18H.
Entrée libre.

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