Soirée sur le "Hacking éthique"

9 Déc. 2021
20:00 ↦ 21:30
Entrée libre

Diffusion du court métrage “Swatted” de Ismael Joffroy-Chandoutis (20 minutes)

Suivi d’une conférence UX-X “Le Hacking éthique” avec Joffroy-Chandoutis et Jean-Paul Fourmentraux

entrée gratuite

pour des raisons qui nous dépassent, merci de présenter votre pass sanitaire

Cinéma Le Méliès

6 rue Bargoin 64000 PAU

Swatted
Ismaël Joffroy Chandoutis

Des joueurs en ligne racontent leurs difficultés à échapper au "swatting", un phénomène de cyber-harcèlement qui menace leur vie à chaque partie. Les événements prennent forme à travers des vidéos youtube et des images vectorielles issues d’un jeu vidéo.

Récompensée par de nombreux prix, le film brouille les frontières entre la fiction et le réel et reprend les codes de ces attaques de gamers pour mieux les dénoncer.

Réalisation : Ismaël Joffroy Chandoutis. Production : Le Fresnoy.

Conférence UX-X
Jean-Paul Fourmentraux, Ismaël Joffroy Chandoutis

antiDATA. La désobéissance numérique - Art et Hacktivisme technocritique

Une conférence UX-X “Le Hacking éthique” avec Joffroy-Chamdoutis et Jean-Paul Fourmentraux.

Jean-Paul Fourmentraux développera autour de son ouvrage "antiDATA. La désobéissance numérique - Art et Hacktivisme technocritique", qui est une analyse des actes technocritiques d’artistes, hackers et activistes de l’ère (post-)numérique.

" Contre l’hégémonie de l’innovation, ces derniers invitent à « mordre la machine », ré-ouvrir les boîtes noires, reprendre la main, transformer l’imaginaire technique. Leurs différentes approches – sous-veillance, médias tactiques, design spéculatif, statactivisme, archéologie des médias – explorent et expérimentent le hardware des machines, les coulisses de l’intelligence artificielle, les algorithmes de surveillance, la reconnaissance faciale, la visualisation des données.

Ces actes de désobéissance numérique prennent le contre-pied de la gouvernementalité et souveraineté des plateformes (GAFAM). Ils réinscrivent l’histoire du code, du cryptage et du calcul dans une critique de la culture contemporaine et ré-ouvrent des voies d’émancipation citoyenne. « Faire œuvre de hacking » recouvre ici des enjeux sociaux et politiques autant qu’esthétiques : réflexivité (critique), autonomie, indépendance, réappropriation des cultures matérielles (contre l’obsolescence et contre l’opacité des systèmes). La question du détournement y est centrale, l’humour et la parodie y occupent une place de choix.

En proposant de « penser par l’art », l’ouvrage aborde différentes figures de cette désobéissance numérique à travers les œuvres de plusieurs artistes internationaux : Trevor Paglen (USA), Paolo Cirio (Italie, USA), Julien Prévieux, Benjamin Gaulon, Christophe Bruno, Samuel Bianchini (France), Bill Vorn (Canada), Disnovation (France, Pologne, Russie), HeHe (France, Allemagne, Royaume-Uni). "