Exposition

7 Déc. 2007
15:30 ↦ 19:30
Entrée libre

Vernissage le 6 décembre à 20 : 30

Anciens abattoirs de Billère

Allée Montesquieu, 64140 Billère

Installation in situ, nylon et lumière
Florence CarbonneFR

Florence Carbonne produit à l’occasion du festival accès(s) un environnement conçu in situ dans le Grand Frigo des anciens abattoirs.

La monumentalité du dispositif, inhérente à la démarche de l’artiste, trouve ici un terrain propice. L’oeuvre interroge la notion d’étendue spatiale en soumettant le spectateur à une expérience sensible. L’artiste quadrille l’espace avec une matière immatérielle : la lumière. Le public est invité à déambuler dans ce nouvel espace pour inventer un parcours singulier. L’économie de moyens (lumière, fil de nylon), la référence implicite aux lois de la perspective d’Alberti et la suggestion d’une autre profondeur créent une intense sensation de vertige. Cet environnement numérique sans électronique dégage immédiatement une atmosphère poétique, une sorte de flux dont les fils lumineux seraient les terminaisons nerveuses et le public l’énergie en libre circulation.

Installation multimédia interactive
David Brunner

Artiste multimédia, David Brunner a entamé une carrière internationale dans des champs d’activité divers.

David Brunner utilise des objets emblématiques de la culture électronique gouvernée par les tendances de la mode et du design afin de créer des interactions avec l’art contemporain, la culture pop et l’imagerie de la science-fiction. Il conçoit ainsi des zones de friction, des points de rencontre. VJ présent sur la scène internationale de la musique techno, il exploite pour son travail de plasticien tous les medias sans hiérarchie de genre. Ses environnements sont constitués de peintures, sculptures, décors muraux, photographies, animations numériques, etc. Il emprunte volontiers à la culture populaire mais aussi au domaine scientifique.

Pour accès(s), il met en scène les matériaux de la société post-industrielle (néons, disquettes, etc.), éléments jugés aujourd’hui obsolètes au regard du diktat consumériste de l’ère de la Communication. L’installation baignée d’une lumière chaude surexploite les lumières artificielles de notre milieu urbain. La position critique de Brunner n’est toutefois pas radicale. A l’image des cultures électroniques, elle fait une large part au rêve, à la séduction, à l’esprit d’enfance. L’environnement est moins contestataire que poétique.

Les hommes-maison
Sarah KlingemannFR

Installation, vidéo, édition, mail art, architecture utopique

L’architecte-plasticienne Sarah Klingemann présente pour la première fois une étape d’un travail initié dans la solitude d’une chambre à Paris, prolongé à la Villa Médicis puis dans le bassin méditerranéen en 2003, à nouveau à Paris et à Malakoff les années suivantes.

Le projet Les hommes-maison est une recherche sur le rapport de l’homme à l’architecture. C’est un projet d’existence, puisqu’il confond vie et fiction ainsi qu’un projet d’itinérance donnant lieu à de multiples voyages, à leur transcription sous formes de cartographies, réelles et inventées, d’écrits de l’artiste, d’envois postaux, de correspondances (avec Louis Gallois, directeur de la SNCF ; avec le prêtre de l’église San Andrea), d’images (de l’artiste, des lieux) ou d’objets (des reliques) qui jalonnent le parcours de Sarah Klingemann.

Malakoff-Mantoue est un trajet réel matérialisé par une voie ferrée. A Malakoff, l’artiste porte son regard sur une cabane abandonnée d’allure primitive sur un terrain qui aurait échappé à toute idée de spéculation foncière. A Mantoue, elle porte son regard sur l’église San Andrea dessinée par Alberti. Le trajet réunit donc physiquement une cabane de jardin abandonnée dans la commune de Malakoff (banlieue parisienne) à une église de Mantoue en Italie, considérée comme un chef d’oeuvre de l’architecture de la Renaissance.

Le trajet, vécu dans un premier temps depuis un lieu d’habitation réel, une chambre de bonne à Paris, grâce à des projections d’images (on s’échappe du lieu en projetant d’autres lieux) est ensuite emprunté réellement par l’artiste. Les trains italiens, une fois habités, deviennent maisons tout comme la cabane ou l’église que l’artiste a investie le temps d’une nuit. production accès(s) 2007.

Zophobas Morios
Ivana Adaime MakacAR

Installation vidéo, projection sur paillettes

Le travail d’Ivana Adaime Makac, artiste née en Argentine, exerce un pouvoir de fascination qui le rattache à l’univers étrange et merveilleux d’Edgar Allan Poe ou à celui du poète dandy, sensuel et coloré, Leconte de Lisle.

L’artiste réalise en vidéo de minuscules fictions avec des animaux difficilement apprivoisables ou considérés comme nuisibles. Elle nous donne à observer des criquets qui mangent, se mangent, s’accouplent, dorment et meurent dans des habitats kitchs et colorés qu’elle recrée pour eux. Ces énigmatiques chorégraphies animales empreintes d’une certaine sauvagerie et filmées de façon quasi clinique, sont paradoxalement restituées dans un style ultra-raffiné, esthétique et sensuel.

Pour le festival accès(s), Ivana Adaime présente une installation vidéo issue de ses dernières observations sur les zophobas morios, des larves de coléoptère originaires d’Amérique du Sud. Ce projet réactualise le genre pictural de la nature morte et des Vanités du XVIIe siècle. La projection se fait en douche, sur un écran de pailletes posé au sol. Entre magie et préciosité, les criquets deviennent bijoux et l’image scintillement. La monstruosité animale montrée comme une peinture en mouvement fait l’objet d’une étrange contemplation.

Mobilé

Installation interactive

Mobilé, Cie Arts’Fusion Mobilé est un dispositif interdisciplinaire mêlant danse, arts plastiques et multimédia. Cette pièce audiovisuelle qui connaît un grand succès met en scène un récit fragmenté sur les relations concrètes et fantasmées que nous entretenons avec le temps et l’espace.

À partir d’interviews réalisés auprès de personnes de tous âges et notamment des patients du secteur psychiatrique de l’Hôpital Janet du Havre, la Compagnie Arts’Fusion s’est attachée à collecter la singularité des histoires et des personnalités de chacun pour construire un récit. Cette matière première a donné lieu à des interprétations chorégraphiques et audiovisuelles qui apparaissent à l’image selon des procédés d’incrustation numérique.

Grâce à des capteurs sensoriels, le spectateur déclenche l’apparition des différentes séquences audiovisuelles. Composé d’écrans concaves et de miroirs réfléchissants, le dispositif circulaire fragmente à l’infini les présences réelles (des spectateurs) et virtuelles (des danseurs).

Conception et Réalisation : Virginie Mirbeau, Ollivier Leboucher
Chorégraphie : Virginie Mirbeau
Scénographie : Ollivier Leboucher
Interprètes : Smaïn Boucetta, Romain Cappello, Caroline Cybula Françoise Grolet, Virginie Mirbeau
Assistante Artistique : Françoise Grolet
Création Multimédia : Laurent La Torpille
Création Sonore : Olivier Renouf Opérateur Vidéo : Harold Vasselin
Modélisation : Nicolas Leprêtre