Failles Fronteras

Résidences transfrontalières nomades

4 Juil. 6 Août 2021
10:00 ↦ 18:00

Généalogie du Feu
Nestor Lizalde

La maîtrise du feu est certainement la première étape de l’histoire technologique de la civilisation humaine. Dans la mythologie, comme dans l’Histoire scientifique, il est cette porte qui nous plonge dans la nuit des temps et d’une certaine manière, regarder le feu, c’est construire des ponts dans le temps. “Généalogie du feu” propose d’intervenir sur trois sites naturels où ’architecture et les vestiges archéologiques sont conservés comme un lien culturel entre des scénarios, en traçant un itinéraire à travers les Pyrénées. Des scénarios qui naitront de l’installation dans le paysage d’une structure électronique composée d’une matrice lumineuse contrôlée par un ordinateur. Une fois la sculpture installée dans le lieu, l’ordinateur lancera différentes configurations d’éclairage qui baigneront la scène de lumière, générant un dialogue d’ombre et de lumière avec l’environnement qui sera saisi par une caméra. A travers ces captures photographiques, les scènes seront ensuite reconstituées sur un triptyque composé de trois dispositifs audiovisuels. Un ordinateur programmé par un langage graphique donnera vie au système audiovisuel en animant la matrice de lumières de chaque scène, générant un dialogue où les trois lieux intervenus danseront une danse électrique commune dans un processus algorithmique auto-génératif.Le projet Généalogie du feu propose d’intervenir symboliquement sur ces scénarios à travers “l’utilisation de la technologie” comprise comme un «feu contemporain», en dessinant des ponts à travers cette nouvelle lumière, à la recherche de la mémoire latente de ces enclaves qui ont accueilli d’autres feux dans le passé. Technologies, nature et spiritualité vont alors de pair dans une expérience qui propose la pratique artistique comme source de connaissance, comme une nouvelle optique par laquelle explorer ces lieux de mémoire.

Passerelles Physiques et esthétiques sur la frontière naturelle des Pyrénées, de Saragosse à Pau, de la France à l'Espagne

Failles Fronteras est un projet artistique qui engage un dialogue entre un artiste aquitain et un artiste aragonais. Grâce à la collaboration d’ETopia (Saragosse) et d’accès)s( (Pau), Nestor Lizalde et Thomas Cheneseau ouvrirent une nouvelle voi(x)e artistique entre deux régions pyrénéennes, deux institutions sur les nouveaux médias artistiques, et une frontière géographique et esthétique traversée autant par l’Histoire que par l’art mythique des land artistes, des photographes cueilleurs ou des peintres de glaciers.

Manipulateurs de nature et de paysages, les chemins de Thomas Cheneseau (Poitiers) et de Nestor Lizalde (Saragosse) se croisent à travers cette résidence pour proposer deux approches du contexte unique de la frontière pyrénéenne.

Entre une réinvention symbolique du feu ancestral via une technologie moderne, et une ré-interprétation photographique de post-paysages grâce à la réalité augmentée, les 2 artistes de cette résidence partent cet été à la recherche de ce qui définit réellement le temps, la mémoire, et les lieux, initiant ainsi un cycle de résidences transpyrénéennes vouées à reproduire, et réinventer la frontière franco-espagnole sous la curation de Bianca Perez Ferrer et Jean Jacques Gay.

Projet mené avec le soutient de la Région Nouvelle Aquitaine et la Province d’Aragon.

le site dédié du projet : ff.acces-s.org/

Postlandscape
Thomas CheneseauFR

Pour la résidence Failles Fronteras, les dispositifs que va mettre en œuvre Thomas Cheneseau rejoignent l’œuvre photographique in progress qu’il poursuit depuis 2015 : NaturalGlitch. Cette série de captures photographiques amène l’artiste à travailler "en plein air" pour parcourir la ville, mais surtout la campagne et une montagne qui des Alpes aux Pyrénées est devenue son terrain de jeu.

Le projet Postlandscape développé pour la résidence est protéiforme et implantera dans les paysages parcourus des superpositions de couches en réalité augmentée. L’artiste embarquera comme équipement un reflex numérique plein format, son smartphone et un capteur Lidar pour scanner en 3D les parties du territoire qu’il va traverser le long de la frontière afin de les redéployer dans des espaces différents. Toutes les photographies et les artefacts en réalité augmentée seront géolocalisés et couplés avec Google Earth, et chaque scan 3D sera consultable en ligne car dans le second temps de la production, l’artiste éditera un site web, répertoire des actions de son passage et qui proposera à l’internaute l’accès à une expérience à la croisé du land art et de l’art en ligne.

https://www.instagram.com/postlandscape_/