Bertrand Lamarche, Maud Mesnier, Kristina Solomoukha
Bertrand LamarcheFR, Maud MesnierFR, Kristina SolomoukhaFR

Exposition collective

28 Nov. 6 Déc. 2003
17:00 ↦ 20:00
Entrée libre

Vernissage le 28 novembre à 17h.

Production : Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement des Pyrénées Atlantiques (CAUE 64).

Anciens abattoirs de Billère

Allée Montesquieu, 64140 Billère

Bertrand Lamarche vit et travaille à Paris. Fasciné par le seuil, l’ouverture sur l’infini : les vents tourbillonnants, les maelströms et les eaux surgissantes, les vortex ou encore les ensembles urbains gigantesques, les villes de demain. Il s’occupe de " corps creux ", de poches de vide existant dans la réalité : tunnels, terrains vagues, carrières mais aussi tornades, trous noirs et fossés ou conduits de moindres dimensions. " Le rotor " (1997, coll. Fonds national d’art contemporain) est composé d’un cylindre transparent, équipé de ventilateurs à une extrémité et d’un humidificateur à l’autre, et recrée les conditions d’apparition d’une véritable tornade - en miniature, dans l’espace d’exposition.

 

 

 

 

Artiste vivant à Grenoble, Maud Mesnier crée des environnements " métaphorganiques ". Tenant à la fois de l’image poétique, de la métaphore et d’une présence organique réelle (herbe, terre, lait…), ses installations se présentent sous la forme de dioramas végétaux. Oniriques et ludiques, invoquant l’imaginaire carrollien comme " De l’autre côté du miroir ", ses pièces font appel à la perte de soi et du sens commun, ne serait-ce qu’un instant, pour nous faire espérer un autre topos.

 

 

 

Kristina Solomoukha est née à Kiev, en Ukraine. Elle vit et travaille à Paris. En s’appropriant les outils de l’architecte - plans, maquettes - elle propose une vision de l’espace urbain morcelé et contradictoire : les carrefours et les bretelles d’autoroute traversent les non-lieus des aplats colorés. Les montagnes et les plaines du " Paysage économique " n’ont rien à voir avec le relief géographique, la topographie du territoire est définie selon le pouvoir d’achat, les images de marque sont transformées en abri (" Maisons-logos "). Dans " Light house " (2003), présentée ici, la juxtaposition des images rend visible les relations et les correspondances entre les éléments issues de l’espace urbain, les mots que nous utilisons pour les nommer et les images mentales que nous projetons sur eux.