Boris Achour, Karina Bisch, Vincent Lamouroux et Raphaël Zarka
Boris AchourFR, Karina Bisch, Vincent LamourouxFR

Exposition collective

28 Nov. 6 Déc. 2003
15:00 ↦ 20:00
Entrée libre

Vernissage le 29 novembre à 15h.

Production : Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement des Pyrénées Atlantiques (CAUE 64).

Palais des Pyrénées

 

Les " Actions-peu " (1993-1995, coll. Fonds national d’art contemporain) sont des interventions en milieu urbain. Boris Achour les pratique depuis 1993. Les " Actions-peu " sont réalisées avec des matériaux " sans qualités ", trouvés sur place ou apportés. Le travail est laissé là où il a été fait, après avoir été photographié pour les premières, vidéographié depuis 1995. La présentation de ce travail s’effectue sous forme de diaporama ou de vidéo. Les " Actions-peu " sont le plus souvent issues de dérives. Elles sont une sorte de guérilla douce.

 

 

 

 

Depuis 1998, à travers principalement des tableaux et des sculptures, le travail de Karina Bisch entreprend la réintroduction critique, dans le champ de l’art, des figures dévoyées du modernisme historique. Ses tableaux, souvent de petit format, représentent des compositions géométriques qui ont pour modèle des façades de bâtiments, choisies pour leur " qualité d’abstraction ". Les sculptures, comme " Pasti-cité " se présentent comme des volumes cubiques, en bois, recouverts d’une couche de plâtre qui, littéralement, arrondit les angles de la pure géométrie. D’autres types de travaux existent - peintures murales, dessins, interventions in situ - et tous participent à cette même ambition d’envisager, au-delà des stratégies citationnelles, la forme moderniste comme un matériau brut.

 

 

 

Avec le " Pentacycle", Vincent Lamouroux et Raphaël Zarka investissent un espace déserté, le rail inachevé, conçu pour le futuriste Aérotrain, qui fut construit mais jamais achevé dans les années 60 en France, un fragment, à l’écart du continuum béton-goudron de nos villes. C’est à la fois un objet gigantesque et un espace autonome. Ce tronçon de 18 km de long servait aux essais de l’Aérotrain de l’ingénieur Bertin, un véhicule sur coussin d’air dont les tests ont été réalisés au début des années 70 puis abandonnés faute de débouchés commerciaux. L’objet Pentacycle est le centre du projet : il s’agit d’un véhicule-objet permettant de voyager exclusivement sur le monorail de l’Aérotrain. Mais plus qu’un véhicule, le Pentacycle est en quelque sorte un documentaire en 3D. Immobile, à l’intérieur de la galerie, le véhicule-objet reprend sous une autre forme les principales caractéristiques du lieu, ou au moins celles que nous avons cru pouvoir observer.