L’été à Pau # 35

Perrine en morceaux & Étienne Jaumet

22 Juil. 2016
21:00
Entrée libre

Soirée en plein air au théâtre de la verdure, en partenariat avec les ACP

Repli à la Foire exposition en cas de pluie

Théâtre de la verdure

Parc Beaumont - 64000 Pau

Etienne JaumetFR

electro / kautrock

Actif depuis le milieu des années 90, Etienne Jaumet a participé ces dernières années à quelques-uns des plus excitants projets musicaux made in France. A commencer par Zombie Zombie, duo formé avec le batteur Cosmic Neman, naviguant entre jazz cosmique, BO de films d’épouvante et krautrock. Jaumet a aussi publié un album solo de techno planante "Night Music", sorti chez Versatile en octobre 2009, mixé par l’Américain Carl Craig, et joué sur scène avec le groupe pop The Married Monk. Depuis, apparu sur les nouveaux disques de François and The Atlas Mountains, Joakim ou Richard Pinhas, il a partagé la scène en tant que saxophoniste avec l’anglais James Holden pour son dernier album The Inheritors.

Debout au milieu de ses nombreux synthés analogiques et de sa fidèle TR808 (une boîte à rythme dont il a réussi à s’approprier le son pourtant ultra référencé), Etienne Jaumet programme en direct et en impro, une post-techno chatoyante et hypnotique. Chef de file involontaire d’une nouvelle génération de doux-dingues passionnés par l’héritage unique de la musique psychédélique française, il est une des figures de la musique électronique française.   

Perrine en morceaux
Perrine BailleuxFR

electro clash

Sur fond de paysages accidentés, de sons de piano déglingué ou de machines agricoles, Perrine en morceaux scande son chant d’une voix profonde et directe qui rappelle les premiers souffles d’une Catherine Ringer ou d’une Nico. Poétesse échevelée et déterminée, elle écrit des textes en français et en anglais qui gagnent en profondeur à mesure qu’on les écoute et qui évoquent l’intelligence critique d’une Laurie Anderson, tout en se risquant à une musique dense et hypnotique qui outrepasse avec effronterie les barrières de styles.
L’album Rien invite à laisser de côté ses oreilles habituelles, à accepter que le temps bascule, que les mélodies et les idées procèdent par bonds, que les chansons fondent les unes dans les autres et forment un tout étrange. Cette pop expérimentale se construit autour de presque rien, quelques instruments (un Casio SK1 et un mbira ou autrement dit un piano à pouce), loin des productions léchées qui prévalent en electro. La matérialité du son et ses influences non-dissimulées inscrivent le disque dans une lignée indus-kraut (Throbbing Gristtle, Einsturzende Neubauten, Nurse with wound…), allègrement mélangée avec des polyrythmies et des sonorités afros à la Konono n°1.