Encore plus près du soleil

Exposition collective

13 23 Nov. 2013
19:00 ↦ 18:00
Entrée libre

Une exposition déclinant des visions poétiques d’un soleil dont les artistes contemporains cherchent à faire la conquête.

Vernissage le mercredi 13 novembre à 19h
Ouverture tous les jours jusqu’au 23 novembre, de 14h à 18h

Pavillon des arts

Place Royale
64000 PAU

Pulsar
Luce MoreauFR

Installation vidéo

Filmé à l’aide d’un trépied motorisé à monture équatoriale, le soleil de Pulsar reste immobile dans le cadre malgré sa course naturelle. Cette position centrale dans l’image fait parcourir la lumière à travers le réseau lenticulaire de la caméra qui nous offre, outre les effets de réfraction, une persistance de l’image solaire sur le capteur de l’outil à de multiples étapes de grossissement. La machine en mode automatique se protège d’une éventuelle altération de ses capacités par une oscillation de l’ouverture du diaphragme allant de l’exposition la plus adéquate à sa fermeture quasi-totale. Nos yeux peuvent ainsi fixer cette version offensive du soleil par le prisme protecteur de l’outil.

Volta
Luce MoreauFR

Vidéo

Volta expose un point de vue statique sur notre monde en mouvement. Le projet est axé sur l’usage d’un trépied motorisé à monture équatoriale utilisé par les chercheurs scientifiques en imagerie astronomique. Ce matériel au mécanisme simple dont l’axe motorisé est réglé sur celui de rotation de la Terre permet en effet de compenser le mouvement de la planète, notre mouvement propre et imperceptible, et apporte à l’étude des astres une « fixité » paradoxale. Alors que le paysage terrestre qui nous est familier glisse peu à peu hors du cadre de l’image, l’univers étoilé reste fixe, et avec lui notre point de vue extra-ordinaire : celui inédit d’un spectateur « en apesanteur » dans un statisme exempt de gravité terrestre.

Le Rayon Vert
Tacita DeanGB

Installation filmique - 16mm

Depuis une côte de Madagascar, Tacita Dean a filmé le rayon vert, un phénomène naturel légendaire qui s’observe de façon extrêmement fugitive, dans des circonstances atmosphériques spécifiques, alors que l’ultime rayon du soleil couchant ne fait qu’un avec l’horizon et devient vert. Cette installation filmique repose sur l’attente de ce phénomène fugace à l’image, la répétition potentiellement sans fin d’un événement rare.

Heliocentric
SemiconductorGB

Installation vidéo pour trois écrans

Heliocentric est une installation vidéo pour trois écrans. La trajectoire du soleil, de son lever à son coucher, est filmée image par image au travers d’une variété de paysages et de conditions météorologiques, soulignant le mouvement de rotation de la terre autour de l’astre. Pour chacun des écrans, un son est déterminé par l’éclat du soleil, chaque son évolue harmonieusement afin de créer une bande son.

Holes
Luce MoreauFR

Photographie numérique

Holes est le résultat d’une exposition prolongée du soleil fixe sur un capteur vidéo « tri-tubes », connu dans le milieu audiovisuel pour ses "comètes" (persistance dans l’image des sources lumineuses filmées). La caméra utilisée pour ce projet cessa d’être produite en1985 en raison de cette déficience technique. Les paysages de Holes héritent d’un satellite constant ; ils portent la marque de l’expérience solaire et baignent désormais dans une retraite bleutée.

N°1 Sun engine
Christina HemauerCH

Installation

Résultant d’une installation lors de la 11ème Biennale Internationale du Caire, la vidéo No 1 Sun Engine repose l’action d’un peintre en bâtiment écrivant une phrase en anglais et en arabe portant sur la création de la première centrale d’énergie solaire. Elle fut inaugurée le 11 juillet 1913 mais abandonnée moins d’un an après avec le déclenchement de la première guerre mondiale et l’exploitation prioritaire du pétrole. Cette "victoire industrielle sur le soleil" qui fête son centenaire en 2013, est l’avertissement prémonitoire de ne pas abandonner cette inépuisable ressource naturelle qu’est l’énergie solaire. Une seconde vidéo présente la reconstruction par le duo d’artistes de l’installation conçue à l’époque, sorte de sculpture monumentale habillée de miroirs - une manière de réactiver la mémoire de cette part oubliée de l’histoire égyptienne. L’installation se complète de quatre photographies anciennes de l’ouvrage.  

Le projet a été créé pour la 11ème biennale du Caire en 2008, puis présenté dans plusieurs centres d’art européens. Il sera lors du festival accès(s) présenté pour la première fois en France.