14 OCT. 21:00 26 MAR. 17:00

Machines imaginaires, rêvées, sensibles, vécues…

associer 2 classes au sein d’un même projet et incluant plusieurs matières au collège : rencontrer un artiste et son œuvre avec le concert de Pierre Bastien, découvrir 2 expositions et concevoir des robots inutiles.

Robot Logis
Christophe Gonthier (France)

L’atelier consiste à fabriquer de faux robots qui ne servent à rien et que l’on pourra admirer en exposition. Par quels moyens ?

- Objets du quotidien : Quelles sont ces choses d’aujourd’hui ? Que seront-elles demain ? Seront-elles essentielles à notre idée du bonheur et du confort moderne ? Georges Pérec demandait déjà en 1965 si le bonheur se trouvait « dans les choses ».

- Utile et inutile : Robot vient du tchèque robota qui veut dire corvée. Mais le dictionnaire dit sur l’utilité « Qui rend service ». Est-ce que ces machines sont utiles selon vous ? Est-ce qu’elles rendent la vie plus facile ? Est-ce qu’elles nous rendent plus heureux ? Esclaves de ces assistants devenus indispensables au quotidien, nous ne voyons même plus notre dépendance à leur égard. Et une simple panne d’électricité nous rend alors incapables dans bien des choses.

- Marketing et nouvelles technologies : Le marketing peut-il tout vendre ? Sur quelle partie de notre intellect jouent les messages publicitaires ? Où se trouve la limite entre informer et créer un besoin ? L’ambiguïté d’un message relève-t-elle d’une incompréhension du lecteur ou d’une imposture de l’auteur ? L’omniprésence des nouvelles technologies et le trans-humanisme ? Notre consommation quotidienne nous contraint à désirer l’illusion éphémère et nous maintient dans une crise identitaire. Après le Bauhaus et sa « dictature du carré » nous sommes aujourd’hui dans la dictature du rectangle. Carte de crédit pucée dans l’avant bras, géolocalisé et web-connecté, l’humanité s’homogénéise et s’auto-dénigre.

- Recyclage : Que deviennent nos objets une fois qu’ils ont été ? Ont-ils une vie après leur mort ? Comment redonner un sens aux déchets pour qu’ils nous « servent mieux » ? En les ressuscitant en objets d’art ?

Quiet Motors
Pierre Bastien (France)

2016

Discrétion : c’est le premier mot qui vient pour Pierre Bastien, pourtant actif sur la scène musicale française et internationale depuis plus de 40 ans. Depuis l’improvisation libre et la scène jazz inventive jusqu’aux cercles électroniques, Pierre Bastien est un musicien et un artiste dont la grille créative unique le laisse libre, à la lisière des scènes.
Le dispositif musical de Pierre Bastien, articulé autour d’instruments traditionnels, de moteurs, d’objets et de papier, est à la croisée de la musique savante et populaire. Savante car le territoire de Pierre Bastien est d’abord un territoire littéraire, nourri de surréalisme et de toute une littérature qui, d’André Breton à Raymond Roussel, des poèmes dessinés de Francis Picabia aux pays imaginaires d’Henri Michaux, opère à sa façon un renversement du réel. Mais populaire, également, car les airs instrumentaux qui s’y déroulent, les espaces poétiques ainsi ouverts, touchent à la part d’enfance, à l’émerveillement, des musiques traditionnelles africaines au jazz primitif de Joe King Oliver, en passant par les gestes musicaux d’artistes comme Moondog, singuliers et outsiders.

machines utopiques

visite guidée

Présentation du projet Machines utopiques par Jeanne Hervé, étudiante à l’ESAP et stagiaire à accès)s( :

appel à projet lancé en mars

labo de réflexion et de création à la Gaîté Lyrique en avril

labo de production au Bel Ordinaire en juin

exposition avec les œuvres Loading, Confiez leur vos désirs, L’assemblée des objets, Symbiotes et les projets Miega, Trespascan, A dialog between man and machines in the age of articifial Intelligence.