14 OCT. 21:00 26 MAR. 17:00

Machines imaginaires, rêvées, sensibles, vécues…

associer 2 classes au sein d’un même projet et incluant plusieurs matières au collège : rencontrer un artiste et son œuvre avec le concert de Pierre Bastien, découvrir 2 expositions et concevoir des robots inutiles.

Quiet Motors
Pierre Bastien (France)

2016

Discrétion : c’est le premier mot qui vient pour Pierre Bastien, pourtant actif sur la scène musicale française et internationale depuis plus de 40 ans. Depuis l’improvisation libre et la scène jazz inventive jusqu’aux cercles électroniques, Pierre Bastien est un musicien et un artiste dont la grille créative unique le laisse libre, à la lisière des scènes.
Le dispositif musical de Pierre Bastien, articulé autour d’instruments traditionnels, de moteurs, d’objets et de papier, est à la croisée de la musique savante et populaire. Savante car le territoire de Pierre Bastien est d’abord un territoire littéraire, nourri de surréalisme et de toute une littérature qui, d’André Breton à Raymond Roussel, des poèmes dessinés de Francis Picabia aux pays imaginaires d’Henri Michaux, opère à sa façon un renversement du réel. Mais populaire, également, car les airs instrumentaux qui s’y déroulent, les espaces poétiques ainsi ouverts, touchent à la part d’enfance, à l’émerveillement, des musiques traditionnelles africaines au jazz primitif de Joe King Oliver, en passant par les gestes musicaux d’artistes comme Moondog, singuliers et outsiders.

Robot Logis
Christophe Gonthier (France)

L’atelier consiste à fabriquer de faux robots qui ne servent à rien et que l’on pourra admirer en exposition. Par quels moyens ?

- Objets du quotidien : Quelles sont ces choses d’aujourd’hui ? Que seront-elles demain ? Seront-elles essentielles à notre idée du bonheur et du confort moderne ? Georges Pérec demandait déjà en 1965 si le bonheur se trouvait « dans les choses ».

- Utile et inutile : Robot vient du tchèque robota qui veut dire corvée. Mais le dictionnaire dit sur l’utilité « Qui rend service ». Est-ce que ces machines sont utiles selon vous ? Est-ce qu’elles rendent la vie plus facile ? Est-ce qu’elles nous rendent plus heureux ? Esclaves de ces assistants devenus indispensables au quotidien, nous ne voyons même plus notre dépendance à leur égard. Et une simple panne d’électricité nous rend alors incapables dans bien des choses.

- Marketing et nouvelles technologies : Le marketing peut-il tout vendre ? Sur quelle partie de notre intellect jouent les messages publicitaires ? Où se trouve la limite entre informer et créer un besoin ? L’ambiguïté d’un message relève-t-elle d’une incompréhension du lecteur ou d’une imposture de l’auteur ? L’omniprésence des nouvelles technologies et le trans-humanisme ? Notre consommation quotidienne nous contraint à désirer l’illusion éphémère et nous maintient dans une crise identitaire. Après le Bauhaus et sa « dictature du carré » nous sommes aujourd’hui dans la dictature du rectangle. Carte de crédit pucée dans l’avant bras, géolocalisé et web-connecté, l’humanité s’homogénéise et s’auto-dénigre.

- Recyclage : Que deviennent nos objets une fois qu’ils ont été ? Ont-ils une vie après leur mort ? Comment redonner un sens aux déchets pour qu’ils nous « servent mieux » ? En les ressuscitant en objets d’art ?

machines utopiques

visite guidée

Présentation du projet Machines utopiques par Jeanne Hervé, étudiante à l’ESAP et stagiaire à accès)s( :

appel à projet lancé en mars

labo de réflexion et de création à la Gaîté Lyrique en avril

labo de production au Bel Ordinaire en juin

exposition avec les œuvres Loading, Confiez leur vos désirs, L’assemblée des objets, Symbiotes et les projets Miega, Trespascan, A dialog between man and machines in the age of articifial Intelligence.

machines sensibles

visite guidée

L’exposition Machines sensibles proposera une sélection de machines mécaniques, électriques, électroniques et numériques dont le comportement nous incite à leur prêter une âme.

Les machines « sensibles » sont celles qui provoquent chez nous un phénomène d’identification, voire même de projection, en étant le miroir de nous-même. Elles nous renvoient à notre fragilité, à nos joies, à nos peurs, à nos angoisses, à nos désirs, à tous les comportements absurdes que nous mettons en place pour tenter de contourner nos faiblesses. Elles nous confrontent à la beauté et à l’absurdité de la condition humaine. Mais cette sensibilité n’est-elle pas aussi source d’angoisse ? Jusqu’où pouvons-nous accepter qu’une machine nous ressemble ?

Une machine trop humaine pourrait revendiquer des droits en tant qu’ « espèce », dans un but d’émancipation, voire de domination de son créateur. Est-ce pour cette raison qu’au-delà d’un certain seuil de ressemblance, un robot humanoïde finit par nous glacer d’effroi et provoquer un phénomène de rejet ?

TELECHARGER LE DOSSIER PEDAGOGIQUE

Télécharger le livret jeux (disponible à l’accueil du Bel Ordinaire)