14 NOV. 10:00 04 AVR. 12:00

Outings project

Lycée Louis Barthou - Pau

A partir des festival accès)s( # 18 - Paysage-fiction et festival accès)s( # 1 avec le street-artiste Space Invader, accès)s( propose de participer au projet Outings afin de recréer un paysage urbain.
Outings Project est construit en lien avec la démarche de l’artiste Julien de Casabianca qui consiste à « sortir l’art » dans la rue. Ce plasticien photographie des oeuvres et les expose dans la ville au regard du grand public.

De l’art en libre service dans la rue
Julien de Casabianca (France)

Avec ce projet initié en 2014, Julien de Casabianca fait bien plus que sélectionner les portraits de musées et trouver des murs intéressants pour les installations. Il croit fermement à l’engagement des citoyens dans le processus et c’est par l’organisation d’ateliers participatifs dans de nombreuses villes du monde (Paris, New-York, Hanoi, Moscou, Lyon, Hong-Kong, Jérusalem, Londres…) qu’il encourage les habitants à se connecter aux collections de leurs musées.

C’est au tour de Pau de faire sortir les tableaux des musées dans les rues pour permettre à chacun de se les réapproprier. Le Musée des Beaux-Arts de Pau propose sa collection de chef-d’œuvres aux élèves du Lycée Louis Barthou afin d’opérer des choix de tableaux et de les déployer dans l’espace urbain. Il s’agit donc de perturber le quotidien palois avec cette immersion de l’art dans notre paysage quotidien.

Ces œuvres seront alors support de réalité augmentée grâce à un volet numérique et poétique, les personnages menant directement à un contenu web et les collages géolocalisés dans la ville, afin que les passants puissent accéder à un contenu à la fois réel mais aussi fictionnel et poétique sur l’œuvre.

Textes inspirés de personnages de tableaux du Musée des Beaux-arts de Pau, rédigés par les élèves de 1re L :

Marianne Offrey, la crieuse de vert de Roll Alfred

Judith et Holopherne d’Horace Vernet

Esther à l’Odalisque de François-Léon Bénouville

Esther à l’Odalisque de François-Léon Bénouville

Le bureau de coton à la Nouvelle-Orléans d’Edgar Degas

Henri IV de François II Bunel

Le déjeuner dans la serre de Louise Abbéma

Pasie cousant dans le jardin de Bougival de Berthe Morisot

Voir en plein écran

Article Sud-Ouest

Reportage France 3 vendredi 5 avril 2019

Article La République des Pyrénées 

REPORTAGE C’LInfo

paysage-fiction

visite guidée

Muse privilégiée des artistes depuis toujours, le paysage se définit avant tout par le regard et son époque.
En effet, cette étendue spatiale naturelle ou contrôlée par l’homme est une prise de vue depuis un point subjectif qui s’est offerte à l’interprétation des créateurs selon l’évolution de la science et de l’esthétique (ou théorie du beau).
Ainsi l’arrivée de la perspective bouleverse son agencement sur toile par lignes de fuites. Puis, la peinture de paysage a rendu hommage aux éléments, célébrant la beauté d’une nature entendue comme un agencement de formes, de couleurs et de matières.
Pourtant, la mise en image du paysage est intimement liée à une évolution industrielle dont on ne cesse de souligner les menaces qu’elles représentent pour la nature. L’omniprésence de ces messages d’alerte est aujourd’hui si grande qu’au caractère purement contemplatif du paysage peuvent se mêler désormais des sentiment d’anxiété ou de nostalgie.
Grâce aux avancées des techno-sciences, nous disposons d’une compréhension et d’une maîtrise de la nature jusqu’ici inégalée, alors même que la menace que nous faisons peser sur elle est au plus haut.

Au travers de 23 formes plastiques, visuelles ou interactives, les 17 artistes invitent à la contemplation d’une nature contrôlée ou sublimée en jouant avec les éléments qui la constituent : couleurs, lumières et mouvements.
On plongera son regard dans des paysages miniatures, on explorera les couleurs cachées des nuages, on arpentera des forêts inquiétantes, on déclenchera un tremblement de terre au soin de sa voix…

Télécharger le dossier pédagogique

Invasion urbaine
Space Invader (France)

«Le premier a été posé au début des années 90 dans une ruelle parisienne, c’était une sorte d’éclaireur car c’est en 1998 que j’ai réellement commencé l’Invasion. (…) Je trippais sur la mosaïque et son rapport avec le pixel et puis je me suis rendu compte que c’était un matériau que l’on pouvait utiliser (cimenter) dans l’espace public. La figure du Space Invader comme créature pixelisée envahissante ça le faisait plutôt bien. En plus y’a tout ce coté jeux vidéo dans la ville  >>> urban hacking realitygame «. Space invader – interview by Ekosytem.org– Pau 2000